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VARICELLE

 

DÉFINITION

Maladie infantile éruptive et contagieuse due à un virus.

  • Le virus responsable est le même que celui du zona. On l'appelle le virus varicelle-zona ou VZV. Il est de la famille des herpès-virus.
  • La maladie est bénigne sauf chez les personnes immuno déprimées.

 

Chez l'enfant.

  • La varicelle survient le plus souvent chez l'enfant entre 1 an et 12 ans. C'est la seule maladie éruptive fréquemment rencontrée. En effet le ROR, vaccin aux 3 composants a fait disparaître la rubéole, oreillons et rougeole. Seule la varicelle persiste par épidémie.
  • A 12 ans on estime que 90% des enfants ont eu la varicelle.
  • La varicelle présente presque toujours une forme bénigne chez l'enfant.
  • Toutefois, de rares complications touchant la peau et les poumons peuvent survenir, nécessitant une hospitalisation. 

 

Chez l'adulte

  • La maladie est généralement plus sévère. L'éruption est plus souvent spectaculaire dans un contexte fébrile, avec une grande fatigue.
  • La maladie est surtout sérieuse chez les personnes immunodéprimées.

 

La contamination 

  • Par voie respiratoire : émission de fines gouttelettes contenant le virus.
  • Elle démarre 3 jours avant l'éruption et se prolonge 2 à 3 jours après celle-ci.

 

Incubation 

  • 14 jours en moyenne.

 

La varicelle est une maladie provoquée par le virus de la varicelle - zona. Il s'agit surtout d'une maladie infantile qui peut être grave chez l'adulte et les femmes enceintes. Le plus souvent, la varicelle se manifeste par une éruption cutanée avec démangeaison, qui s'étend sur la totalité du corps, y compris à l'intérieur de la bouche, sur le pourtour des yeux et sur les organes génitaux

LES SIGNES

Les boutons

  • Apparition de petites taches rouges, rapidement surmontées chacune d'un bouton qui se transforme en vésicule remplie de liquide. Lorsque celle-ci crève, elle sèche pour laisser la place à une croûte brune ou noirâtre qui met plus de 8 à 10 jours pour disparaître.
  • La localisation se fait sur le tronc et touche le visage et les bras lorsqu'elle a tendance à s'étendre.
  • Entre eux la peau est parfaitement saine.
  • Il peut y en avoir 5 ou 6. Parfois ils se comptent par centaine sur toute la surface du corps.
  • Ils provoquent des démangeaisons parfois importantes qu'il est important de contrôler car le grattage entraîne des cicatrices inesthétiques.

 

Les autres signes

  • A ces boutons s'ajoutent généralement de la fièvre (vers 38°5), de la fatigue, parfois mal à la gorge.
  • Toutefois, la varicelle n'est pas forcément associée à une fièvre. Surtout dans les cas où l'éruption est quasi inexistante.
  • Même chose pour les démangeaisons.

 

L'ÉVOLUTION

  • L'éruption évolue par poussées successives distantes de 2 à 4 jours.
  • Comme les boutons n'apparaissent pas en même temps, vers le 3e jour, on en voit beaucoup à des stades différents : lorsque les uns passent à l'état de croûtes, d'autres apparaissent et ainsi de suite pendant 3 à 4 jours.
  • L'éruption guérit en une quinzaine de jours.
  • La personne est contagieuse au moins 4 jours avant l'éruption et jusqu'à ce que toutes les croûtes soient sèches.
  • Le virus reste alors dans l'organisme, mais il est en quelque sorte "endormi". Il peut toutefois se réveiller des années plus tard, sous forme d'un zona.

 

LES COMPLICATIONS

La varicelle est une maladie bénigne soumise toutefois à des complications (entre 3 et 5% des cas) :

  • Cutanées : c'est le risque principal: la surinfection, généralement par un staphylocoque, plus rarement par un streptocoque.
  • Neurologiques (encéphalite) chez l'enfant ou méningite.
  • Pulmonaires chez l'adulte.
  • Gastrique : les lésions de la varicelle peuvent s'observer également dans la bouche et dans l'estomac, à l'origine de lésions.
  • Dans un cas comme dans l'autre, l'évolution est réversible et la guérison de rigueur.
  • Le vrai problème se situe chez les sujets immunodéprimés où l'éruption peut prendre un aspect hémorragique et nécrosant. Les localisations au niveau des viscères est redoutable (foie, poumons et système neurologique).

 

ATTITUDE A SUIVRE

Ce qu'il faut faire

  • Toilette locale avec un gel ou un pain dermatologique surgras. Rincer et sécher doucement en tamponnant sans jamais frotter à cause du risque de cicatrices.
  • Appliquer le traitement local 1 à 2 fois par jour comme prescrit
  • Utiliser du paracétamol contre la fièvre.
  • Faire boire régulièrement
  • Donner un antihistaminique comme prescrit en cas de démangeaisons.
  • Couper les ongles des enfants à ras et les limer pour qu'ils ne puissent se gratter. Chez les nourrissons, on peut également proposer le port de petites moufles pour éviter que l'enfant se gratte le visage.
  • Changer de linge tous les jours et veiller au renouvellement fréquent des couches pour éviter les surinfections.
  • Porter des vêtements légers en coton.
  • Garder l'enfant à la maison pendant toute la durée de l'éruption. Cette maladie nécessite une éviction scolaire.

 

Ce qu'il ne faut pas faire

  • Donner de l'aspirine, de l'ibuprofène, des anti-inflammatoires ou des corticoïdes.
  • Mettre du talc ou une pommade (les boutons vont macérer et risquer de s'infecter)
  • Gratter les boutons
  • Donner des bains chauds et prolongés (ça aggrave la sensation de démangeaison)
  • Prendre des aliments salés ou acides qui risquent d'irriter les lésions de la bouche.

 

LA PRÉVENTION

  • Éviction scolaire jusqu'à la guérison et la disparition des croûtes.
  • Précaution à prendre chez les sujets immunodéprimés chez qui on évitera tout contact. Injection au besoin d'immunoglobulines dans les 3 jours qui suivent le contact pour adoucir les symptômes et éviter les complications.

 

LE TRAITEMENT

  • Il est essentiellement local : on assèche les vésicules par de l'éosine ou de la chlorexidine 1 à 2 fois par jour. L'intérêt d'utiliser une solution colorée comme l'éosine est qu'on ne risque pas d'en oublier.
  • En cas de surinfection, surtout chez les sujets immunodéprimés, prescription d'une antibiothérapie.
  • En cas de fièvre : médicaments contre la fièvre, mais en utilisant exclusivement du Paracétamol. En effet, l'aspirine et l'ibuprofène peuvent favoriser les complications cutanées. Il en est de même de tous les anti-inflammatoires et surtout des corticoïdes qui ne doivent en aucun cas être utilisés.
  • Antihistaminiques par voie orale contre les démangeaisons.

 

LA VACCINATION

  • La vaccination contre la varicelle est désormais disponible et a fait l'objet de nombreuses études aux USA et au Japon.
  • On vaccine les enfants de plus de 1 an
  • On vaccine aussi les adultes qui viennent d'être en contact avec une personne ayant la varicelle, à condition que cette exposition ne date pas de plus de 3 jours. Le vaccin peut alors diminuer l'importance de l'infection, voire l'empêcher d'apparaître.
  • Pour les professionnels de santé ou de la petite enfance, les personnes en contact avec les immunodéprimés, et les enfants qui doivent subir une greffe, le vaccin est également recommandé.

 

Traitement par la Médecine  Traditionnelle

A / Ajouter 3 cuillérées à soupe de poudre de racines de Balanites aegyptiaca dans l’eau du bain et se laver avec chaque matin et soir

Balanite1

 

B / Préparer une décoction de 10 minutes  d’une attache de tiges feuillées de Cajanu cajan, pour 2 litres d’eau.      Boire une petite tasse 3 X / jour

Cajanu cajan

 

C / Faire bouillir pendant 10 minutes 3 bottes de tige feuillée de Momordica charantia  dans 2 litres d’eau.  Boire un verre à thé matin, midi ; soir après les repas  et se laver le soir avec le restant de la décoction.

Momordica charantia

 


 

 

 

 

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